Un nouveau congé de naissance pour les professionnels à compter du 1er juillet 2026

 

 

À compter du 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance est créé pour tous les parents actifs, y compris les professionnels de santé libéraux.

Ce nouveau dispositif vient compléter les congés existants (maternité, paternité ou adoption) mais ne les remplace pas.

Qui est concerné ?

Ce congé est ouvert à tous les parents actifs :

  • salariés ;
  • artisans et commerçants ;
  • professions libérales ;
  • praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) ;
  • dirigeants ;
  • conjoints collaborateurs.

Pour les travailleurs indépendants, deux conditions doivent être remplies :

  • être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date du début du congé ;
  • cesser totalement son activité professionnelle pendant toute la durée du congé.

Une durée de 1 ou 2 mois

Chaque parent bénéficie d’un droit personnel qui ne peut pas être transféré à l’autre parent.

Le congé peut être pris :

  • pendant 1 ou 2 mois ;
  • en une seule fois ou en deux périodes d’un mois ;
  • simultanément par les deux parents ou à des dates différentes.

Il est calculé de date à date. Par exemple, un congé débutant le 15 juillet prendra fin le 14 août inclus.

Jusqu’à quand peut-il être pris ?

  • Pour les enfants nés ou accueillis entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027.
  • Pour les naissances ou adoptions à compter du 1er juillet 2026, il devra être pris dans les 9 mois suivant l’arrivée de l’enfant. Ce délai est prolongé en cas de naissance multiple ou d’hospitalisation de l’enfant.

Ce congé s’ajoute aux autres

Le congé de naissance ne peut être pris qu’après avoir utilisé intégralement le congé de maternité, de paternité ou d’adoption.

Il constitue donc un temps supplémentaire auprès de l’enfant.

Peut-on cumuler les aides ?

L’indemnité versée pendant ce congé ne peut pas être cumulée avec :

  • les indemnités journalières de maladie, maternité ou paternité ;
  • les allocations chômage ;
  • les allocations journalières de présence parentale ou de proche aidant ;
  • le complément de libre choix du mode de garde.

En revanche, elle peut être suivie ou précédée de la PreParE (prestation partagée d’éducation de l’enfant versée par la CAF).

Quelle indemnisation ?

Un décret du 30 mai 2026 a fixé le montant des indemnités journalières.

En 2026, elles s’élèvent à :

  • 46,09 € par jour pendant le premier mois ;
  • 39,50 € par jour pendant le second mois.

À titre indicatif, cela représente environ :

  • 1 383 € pour un premier mois de 30 jours ;
  • 1 185 € pour un second mois,

soit un total d’environ 2 570 € pour deux mois de congé.

Cette indemnisation est financée par la Sécurité sociale et ne donne lieu à aucune cotisation supplémentaire pour les travailleurs indépendants.

Attention

Lorsque le revenu professionnel annuel moyen est inférieur à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), l’indemnité est réduite à 6,58 € par jour, comme pour les indemnités journalières maladie.

Comment faire la demande ?

Les professionnels de santé libéraux, professions libérales et PAMC pourront effectuer leur demande à partir du 1er juillet 2026 via le téléservice mis en place par l’administration.

La demande pourra être déposée jusqu’à la veille du début du congé.

Il faudra notamment indiquer :

  • la date du dernier jour travaillé ;
  • une attestation certifiant la suspension temporaire de l’activité professionnelle.

À retenir : ce nouveau congé constitue un droit supplémentaire pour les professionnels de santé libéraux. Il permet de prolonger la présence auprès de son enfant après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption, sous réserve d’interrompre totalement son activité pendant la période concernée.