Barême kilométrique 2007

12 février 2008
  • Frais de voiture :
Puissance fiscale
Jusqu’à 5.000 km
De 5.001 à 20.000 km
Au delà de 20.001 km
3 CV
0,376
(d x 0,225) + 758
0,263
4 CV
0,453
(d x 0,254) + 988
0,304
5 CV
0,498
(d x 0,278) + 1100
0,333
6 CV
0,521
(d x 0,293) + 1140
0,350
7 CV
0,545
(d x 0,309) + 1180
0,368
8 CV
0,575
(d x 0,328) + 1238
0,390
9 CV
0,590
(d x 0,342) + 1240
0,404
10 CV
0,621
(d x 0,364) + 1283
0,428
11 CV
0,633
(d x 0,384) + 1260
0,444
12 CV
0,666
(d x 0,397) + 1343
0,464
13 CV et plus
0,677
(d x 0,412) + 1323
0,478
d étant la distance en Km parcourue en professionnel
  • Frais de vélomoteur, scooter et moto :
Vélomoteur
d = 2.000 km
2.000 < d = 5.000 km
d > 5.000 km
inférieur à 50 cm3
0,247
(d x 0,059) + 375
0,134
d étant la distance en Km parcourue en professionnel
Motos
d = 3.000 km
3.000 < d = 6.000 km
d > 6.000 km
50 cm3 = P = 125
0,309
(d x 0,077) + 696
0,193
P = 3,4,5 CV
0,367
(d x 0,064) + 906
0,216
P > 5 CV
0,475
(d x 0,061) + 1242
0,268
d étant la distance en Km parcourue en professionnel

CRÉDIT D’IMPÔT SUR LES INTÉRÊTS D’EMPRUNT

16 janvier 2008

Afin de faciliter le financement de l’acquisition d’une résidence principale, l’article 5 de
la loi n°2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat (TEPA) a instauré un crédit d’impôt sur le revenu au titre des intérêts des prêts
contractés auprès d’établissements financiers pour l’acquisition ou la construction d’un
logement affecté à l’habitation principale.

Le crédit d’impôt est égal à 20 % du montant des intérêts payés au titre des cinq
premières annuités de remboursements des prêts.

Le montant des intérêts payés pouvant ouvrir droit au crédit d’impôt est plafonné
à 3 750 euros pour une personne seule et à 7 500 euros pour un couple soumis à
imposition commune.

Cette limite est doublée afin de tenir compte du handicap qui toucherait cette personne seule ou l’un des membres du couple.

Le montant est majoré de 500 euros par personne à charge.

Le gouvernement a pris acte de la décision du Conseil constitutionnel du 16 août 2007
qui considère que le crédit d’impôt accordé pour la construction ou l’acquisition d’une
habitation principale après l’entrée en vigueur de la loi tend à favoriser la propriété et
répond à un but d’intérêt général, tout en estimant que la mesure ne pouvait s’appliquer à des prêts accordés il y a plusieurs années.

Il entend poursuivre l’effort entrepris en faveur de l’accession du plus grand nombre à la propriété.

Partant du constat que la charge d’intérêts est à son maximum la première
année de remboursement d’un emprunt immobilier, il est proposé d’améliorer la
situation financière des ménages en atténuant davantage le poids des premiers
remboursements sur leur pouvoir d’achat
.

À cette fin, le taux du crédit d’impôt pour les intérêts payés au titre de la première
annuité de remboursement serait porté de 20 % à 40 %.

Les intérêts afférents à la première annuité de remboursement du prêt souscrit en 2007 bénéficient du taux majoré (40 %) qu’ils soient versés en 2007 ou en 2008, soit ici les trois mensualités de l’année 2007 et les neuf premières mensualités de l’année 2008.

.

Formations comptables

14 janvier 2008

Vous retrouverez ci-dessous le programme des cours de comptabilité de l’AGAPS.L sur le premier trimestre 2008, afin de vous aider à remplir vos obligations fiscales (2035 et 2042).

En effet, nombreux sont ceux qui ont besoin de « réviser un peu les bases » afin de pouvoir accomplir ces obligations fastidieuses et incontournables !

Par ailleurs, quelques nouveautés fiscales de dernière minute (25 Décembre 2007) nous obligent à vous former avec encore plus d’attention à la « saisie en ligne » de la déclaration 2035 et de ses annexes :

· il y a désormais obligation pour les AGA, de télétransmettre et de dématérialiser, l’attestation délivrée par l’AGA

· Mais aussi la déclaration fiscale 2035 et ses annexes

A défaut de dispositions particulières, ce texte entre en vigueur à compter de l’imposition des revenus de l’exercice 2007.

Il est donc indispensable que vous sachiez utiliser le logiciel de saisie en ligne mis en place par notre AGA et son informaticien Sébastien Garnodier, pour nous transmettre votre 2035 et les annexes par Internet.

C’est pour cette raison que sont organisés ces cours de comptabilité et d’informatique auxquels nous vous prions instamment d’assister.

Ce sera une année un peu compliquée pour tous ! Mais nous devrions arriver à un résultat satisfaisant pour l’ensemble des partenaires, surtout compte tenu de la date de parution du texte !

Par ailleurs, nous conseillons aux « nouveaux adhérents » d’assister au cours concernant la « déclaration des revenus «  2042 » :

· En effet, tous les ans certains n’affectent pas le revenu libéral (bénéfice) dans la bonne colonne, ou omettent certains avantages fiscaux (par exemple : le crédit d’impôt formation des chefs d’entreprise……), et cela est très pénalisant pour eux !

· Tous les chapitres seront expliqués (salaires, frais réels, pensions, abattement, bénéfice libéral, crédit d’impôt…)

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Cours 1 - cours de comptabilité

« La tenue des cahiers de comptes »

Intervenants : Jean-Pierre Jacquin, Sébastien Garnodier

DATES : jeudi 17 janvier 2008 et Jeudi 28 février 2008

HORAIRES : de 18h30 à 20h30

Objectif : être capable de passer les écritures de bases sur les supports papier de l’AGA-PS.L

Public : tout public

Contenu :

I. Rôle et obligations de l’AGA

II. base de la comptabilité (manuelle) :

- tenue du livre de recettes,

- tenue du livre de dépenses : affectation des dépenses selon leur nature fiscale. (charges sociales, véhicule, emprunt, …)

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Cours 2 - Saisie en ligne de la déclaration fiscale 2035

Intervenants : Jean-Pierre Jacquin, Sébastien Garnodier

« Rédaction de la déclaration fiscale et des documents AGA-PS.L »

DATES : jeudi 31 janvier 2008 et jeudi 21 février 2008

HORAIRES : de 18h30 à 20h30

Objectif : être capable de saisir en ligne la déclaration fiscale 2035

Public : tout public – mais il est préférable d’avoir assisté au cours sur la tenue des cahiers de comptes obligatoires (recettes, dépenses)

Contenu :

I. Les calculs d’amortissements des achats de biens supérieurs à 500 € H.T.

II. Etude du rapprochement bancaire et de la reconstitution de trésorerie demandés par l’AGA pour vérifier la déclaration n°2035

III. La déclaration fiscale professionnelle n°2035 : son étude et les explications nécessaires à sa rédaction.

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Cours 3 - « Le logiciel InfoCompta 2008 »

Intervenants : Jean-Pierre Jacquin, Sébastien Garnodier

DATES & HORAIRES : jeudi 14 février 2008 de 18h30 à 20h30

jeudi 28 février 2008 de 9h30 à 12h00

Objectif : être capable de saisir à l’aide du logiciel une comptabilité BNC

Public : tout public – mais une bonne connaissance de l’environnement Windows XP est recommandé.

Contenu :

I. Le Livre des Recettes

- saisie d’un nouveau paiement

- modification et suppression d’un paiement

- édition du livre des recettes

II. Le Livre de Trésorerie

- les différents modes de saisies

- la correction des écritures

- le pointage bancaire

- les éditions.

 

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Cours 4 - « La tenue des cahiers de comptes »

Intervenants : Jean-Pierre Jacquin, Sébastien Garnodier

DATES : jeudi 17 janvier 2008 et Jeudi 28 février 2008

HORAIRES : de 18h30 à 20h30

Objectif : être capable de passer les écritures de bases sur les supports papier de l’AGA-PS.L

Public : tout public

Contenu :

I. Rôle et obligations de l’AGA

II. base de la comptabilité (manuelle) :

- tenue du livre de recettes,

- tenue du livre de dépenses : affectation des dépenses selon leur nature fiscale. (charges sociales, véhicule, emprunt, …)

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Cours 5 - cours sur les cahiers de comptes

Intervenants : Jean-Pierre Jacquin, Sébastien Garnodier

DE 9 H 30 A 12 H 30 : cours sur les cahiers de comptes (recettes, dépenses)

Objectif : être capable de passer les écritures de bases sur les supports papier de l’AGA-PS.L

Public : tout public

Contenu :

I. base de la comptabilité (manuelle) :

- tenue du livre de recettes,

- tenue du livre de dépenses : affectation des dépenses selon leur nature fiscale. (charges sociales, véhicule, emprunt, …)

DE 14 H 30 A 17 H 00 : rédaction de la déclaration fiscale 2035 et des documents AGA-PS.L

Objectif : être capable de rédiger seul la déclaration fiscale 2035.

Public : tout public – mais il est préférable d’avoir assisté au cours sur la tenue des cahiers de comptes obligatoires (recettes, dépenses)

Contenu :

I. Les calculs d’amortissements des achats de biens supérieurs à 500 € H.T.

II. Etude du rapprochement bancaire et de la reconstitution de trésorerie demandés par l’AGA pour vérifier la déclaration n°2035

III. La déclaration fiscale professionnelle n°2035 : son étude et les explications nécessaires à sa rédaction.

DE 17 H 00 A 18 H 00 : rédaction de la déclaration fiscale 2042

Objectif : être capable de rédiger seul la déclaration fiscale 2042.

Public : tout public

Contenu :

I. La déclaration fiscale personnelle n°2042 : transposition des revenus professionnels sur la déclaration 2042

II. Déductions diverses, crédits d’impôts, intérêts d’habitation principale, dons, frais de comptabilité des AGA

III. Questions diverses

Taxe sur les véhicules polluants

2 octobre 2007

Taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation
Mise en place depuis le 1er Juillet 2006

Véhicules concernés
Véhicules particuliers (genre VP) mis en circulation à compter du 1er juin 2004

  • soit dont le taux de CO2 émis est supérieur à 200g/km. (véhicules particuliers réceptionnés CE – réception communautaire ).
  • soit dont la puissance fiscale est égale ou supérieure à 10 CV ( autres véhicules particuliers - réception nationale, réception à titre isolé…).

La taxe est perçue lors des transactions suivantes :

  • immatriculations des véhicules neufs
  • immatriculations des véhicules d’occasion (déjà immatriculés en France ou importés) mis en circulation à compter du 01/06/2004

La taxe n’est pas perçue lors de la délivrance d’un duplicata ou d’un nouveau certificat suite à changement de domicile ou d’état matrimonial, mais une mention relative à la qualification du véhicule peut être portée sur la carte grise éditée ( “véhicule polluant”) si le véhicule est concerné par cette mesure.

Calcul et montant de la taxe

  • Pour les VP réceptionnés CE :
    base de calcul : le taux de CO2 s’il est supérieur à 200g/km montant: proportionnel en fonction du nombre de g/km de CO2 émis au-delà des seuils admis ( entre 200 et 250 g/km : 2€ par grammes émis au delà de 200 – au delà de 250 g/km : ajouter 4€ par grammes émis au delà de ce seuil )
  • Pour les autres VP ( réception nationale, réception à titre isolé.. )
    base de calcul :

    • la puissance fiscale si elle est égale ou supérieure à 10 CV
  • montant :
    • forfaitaire entre 10 et 15 CV = 100 €
    • au delà de 15 CV = 300 €

EXONERATION D’IMPOT ZFU (ZONE FRANCHE URBAINE)

28 juin 2007

 

Un nouveau dispositif d’exonération d’impôt sur les bénéfices en faveur des entreprises situées en zones franches urbaines (ZFU) s’applique depuis le 1er janvier 2006.

Il concerne les ZFU créées en 1997, 2004 et 2006 et s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006.

Précision : les entreprises implantées dans les ZFU ouvertes en 1997 et 2004 et bénéficiant de l’ancien régime fiscal de faveur, pourront appliquer l’exonération en cours jusqu’à son terme.


Conditions

  Entreprises concernées

L’exonération concerne les entreprises individuelles et sociétés qui disposent en zone franche urbaine d’une implantation matérielle (bureau, cabinet, atelier, succursale, salariés…) susceptible de générer des bénéfices ou des recettes professionnelles, et qui y exercent une activité effective (réception de clientèle, réalisation de prestations, réception et expédition de marchandises, négoce…).
Elle s’applique quel que soit le régime d’imposition de l’entreprise (régime de la micro-entreprise ou du réel).

Précision : si l’entreprise exerce tout ou partie d’une activité non sédentaire (métiers du bâtiment, commerce ambulant, taxis…) hors zone, elle pourra bénéficier de l’exonération d’impôt sur la partie de son bénéfice issue de l’activité exercée dans la ZFU, dès lors qu’elle a une implantation effective dans la zone (bureau, atelier…) et que l’une des deux conditions suivantes est réunie :
- elle emploie au moins un salarié sédentaire à temps plein, ou équivalent, exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l’activité,
- elle réalise au moins 25 % de son chiffre d’affaires auprès de clients situés en ZFU.

Par ailleurs, l’entreprise souhaitant bénéficier de l’exonération doit également remplir les conditions suivantes :

employer au plus 50 salariés au 1er janvier 2006 pour les entreprises existantes, ou à la date de création ou d’implantation de l’entreprise dans la ZFU,
réaliser un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 10 M€,
ne pas avoir un capital et des droits de vote détenus directement ou indirectement pour 25 % ou plus par des entreprises dont l’effectif dépasse 250 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe excède 50 M€ ou le total du bilan annuel excède 43 M€.
Précision : pour la détermination de ce pourcentage, les droits sociaux détenus dans les sociétés ou fonds suivants ne sont pas pris en compte : sociétés de capital-risque, sociétés unipersonnelles d’investissement à risque, sociétés de développement régional, sociétés financières d’innovation, fonds communs de placement à risques, fonds d’investissement de proximité.

  Nature de l’activité

L’exonération est applicable, quel que soit le secteur d’activité dont relève l’entreprise, à l’exception des secteurs de la construction automobile, de la construction navale, de la fabrication de fibres textiles artificielles ou synthétiques, de la sidérurgie ou des transports routiers de marchandises et des activités de crédit bail mobilier, de location d’immeubles à usage non professionnel et de l’agriculture.
  Opérations éligibles

L’exonération concerne :

les entreprises créées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2011 en ZFU,
les entreprises déjà implantées au 1er janvier 2006 dans l’une des ZFU créées en août 2006.

Précision : les entreprises dont l’activité était précédemment exercée en dehors d’une ZFU, et qui transfèrent celle-ci dans une ZFU entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2011 pourront bénéficier de l’exonération, à condition de n’avoir pas bénéficié dans les 5 années précédentes :
- de l’exonération d’impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles dans une zone de redynamisation urbaine ou dans une zone de revitalisation rurale,
- de la prime d’aménagement du territoire.

Si l’entreprise transférée, reprise ou partie à une opération de concentration ou de restructuration a bénéficié de l’exonération applicable en ZFU, elle continuera à en bénéficier pour la période restant à courir.
Précision : les entreprises dont les activités ont été créées ou transférées entre le 1er janvier et le 2 avril 2006 dans les ZFU ouvertes en 1997 et en 2004 peuvent prétendre à la fois à l’ancien et au nouveau régime d’exonération.
Or, la loi pour l’égalité des chances du 31 mars 2006 ne prévoit pas d’imposer à l’entreprise d’opter pour l’un ou l’autre de ces régimes.
Il est néanmoins conseillé aux entreprises concernées de le faire spontanément
lors de l’établissement de la déclaration de résultat de l’entreprise.


Portée de l’exonération

Une exonération totale d’imposition des bénéfices soumis à l’Impôt sur le revenu pendant 5 ans.
Précision : cette exonération s’applique jusqu’au 31 décembre 2010 pour les entreprise implantées au 1er janvier 2006 dans l’une des nouvelles ZFU créées en août 2006.
L’exonération s’applique dans la limite de 100 000 euros par période de 12 mois.
Ce montant est majoré de 5 000 euros par nouveau salarié, domicilié dans une ZUS ou une ZFU, et employé à compter du 1er janvier 2006 à temps plein pendant une durée d’au moins 6 mois.

En revanche, concernant les entreprises existantes au 1er janvier 2006 dans une ZFU créée en août 2006, le cumul de l’ensemble des aides publiques (allégements fiscaux, sociaux et aides des collectivités territoriales) ne peut dépasser 100 000 euros par période de 3 ans.

Une exonération partielle d’imposition des bénéfices pendant 9 ans.
- 60 % au cours des cinq années suivant la période d’exonération totale,
- 40 % au cours des sixième et septième années suivant la période d’exonération totale,
- 20 % au cours des huitième et neuvième années suivant la période d’exonération totale.

Procédure

Un état de détermination du bénéfice exonéré doit être joint à la déclaration de résultat.

Un état de détermination du bénéfice exonéré doit être joint à la déclaration de résultat. Les entreprises qui se créent en ZFU et qui remplissent également les conditions pour bénéficier de l’exonération d’impôt sur les bénéfices en faveur des entreprises nouvelles doivent, si elles désirent se placer sous le régime des ZFU, opter pour ce régime dans un délai de 6 mois suivant celui de leur début d’activité.

 Cette option est irrévocable.

Les entreprises souhaitant bénéficier de cette mesure, peuvent interroger préalablement l’administration fiscale pour vérifier leur éligibilité à cette aide. En l’absence de réponse dans le délai de 3 mois, le silence de l’administration fiscale vaut acceptation tacite.

Textes de référence

Art. 44 octies A du CGI
Instruction n° 20 du 6 février 2007, BOI 4 A-1-07

LE DROIT INDIVIDUEL A LA FORMATION

28 juin 2007

 

Synthèse

Le droit individuel à la formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures.

 L’initiative d’utiliser les droits à formation ainsi acquis appartient au salarié, mais la mise en oeuvre du DIF requiert l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation.

La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l’employeur selon des modalités particulières.

A savoir

Le DIF étant un droit reconnu au salarié, celui-ci est libre ou non de l’utiliser. S’il décide de ne pas l’utiliser, il ne peut pas demander de compensation financière à son employeur au titre des heures acquises et non utilisées.

 


Qui peut bénéficier du DIF ?

Peuvent bénéficier du DIF :

-  Les salariés en contrat de travail à durée indéterminée ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Ce droit leur est ouvert qu’ils soient employés à temps complet ou à temps partiel. Dans ce dernier cas toutefois, la durée des droits acquis au titre du DIF est calculée au prorata de leur durée de travail. Pour le calcul des droits ouverts au titre du DIF, la période d’absence du salarié pour un congé de maternité, d’adoption, de présence parentale ou pour un congé parental d’éducation est intégralement prise en compte.

-  Les salariés en contrat à durée déterminée

Sont en revanche exclus du DIF, les apprentis ainsi que les salariés en contrat de professionnalisation ou titulaires d’un contrat de qualification (les contrats de qualification ne peuvent plus être conclus depuis le 16 novembre 2004 mais peuvent toujours être en cours d’exécution).


A combien d’heures de formation ouvre droit le DIF ?

Au titre du DIF, les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) travaillant à temps complet ont droit, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, à 20 heures de formation minimum par an.

 Ceux qui sont employés à temps partiel acquièrent un crédit d’heures calculé au prorata de leur durée de travail. Ainsi, par exemple, un travail à mi-temps ouvrira droit à 10 heures de formation par an.


Les droits acquis au titre du DIF peuvent ils se cumuler ?

Les salariés en contrat à durée indéterminée qui n’utilisent pas leurs droits acquis au titre du DIF peuvent les cumuler d’une année sur l’autre, dans les conditions suivantes :
-  pour les salariés à temps complet, le cumul peut se faire sur six ans au maximum, sans pouvoir dépasser le plafond de 120 heures ;
-  pour les salariés à temps partiel, c’est le plafond de 120 heures qui s’applique quel que soit le temps mis pour l’atteindre. Ainsi, par exemple, un salarié travaillant à mi-temps qui acquiert 10 heures par an au titre du DIF pourra cumuler ses droits sur 12 ans.

Un salarié à temps plein qui n’a pas utilisé ses droits pendant 6 ans et qui a donc atteint le plafond de 120 heures ne peut plus, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, acquérir de droits à formation au titre du DIF.

Toute action de formation effectuée dans le cadre du DIF vient s’imputer sur le capital acquis.

Ainsi le salarié qui avait atteint le plafond de 120 heures tombe à 80 s’il entreprend une formation de 40 heures.

Il peut ensuite de nouveau acquérir des droits dans la limite de 120 heures.

L’employeur a l’obligation d’informer chaque salarié, par écrit et annuellement, du total des droits qu’il a acquis au titre du DIF.


Comment le DIF est-il mis en oeuvre ?

La mise en oeuvre du DIF relève de l’initiative du salarié, en accord avec son employeur.

-  La demande du salarié
La loi ne précise pas les modalités de la demande. En toute logique, elle doit s’effectuer par écrit en indiquant les informations nécessaires à l’employeur pour qu’il se prononce sur cette demande (formation envisagée, durée…). Aucun délai n’est prévu par la loi pour formuler la demande, mais le salarié doit s’y prendre suffisamment à l’avance sachant que l’employeur dispose d’un délai d’un mois pour répondre. D’ailleurs, des accords collectifs peuvent prévoir des délais pour présenter cette demande.
-  La réponse de l’employeur
L’employeur doit donner son accord sur le choix de l’action de formation. Il dispose d’un délai d’un mois pour répondre au salarié qui a sollicité son accord pour exercer son droit au titre du DIF.

L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation du choix de l’action de formation proposée par le salarié.

Pour éviter toute contestation sur les délais, il semble préférable que la demande du salarié s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception.

Face au refus de l’employeur, le salarié ne dispose d’aucun recours sauf celui de réitérer sa demande ultérieurement (il existe toutefois des dispositions particulières en cas de rupture du contrat de travail, voir ci-après). Si le désaccord persiste pendant deux exercices successifs, le salarié peut déposer sa demande dans le cadre du congé individuel de formation (CIF).

 L’organisme paritaire de gestion du CIF dont relève l’entreprise doit alors examiner en priorité cette demande de prise en charge sous réserve que la formation choisie par le salarié corresponde aux priorités et aux critères fixés par cet organisme.

En cas d’acceptation, l’employeur est tenu de verser à cet organisme une somme égale au montant de l’allocation de formation correspondant aux droits acquis par l’intéressé au titre du DIF et aux frais de formation, ceux-ci étant appliqués sur la base forfaitaire applicable aux contrats de professionnalisation.

-  Le choix de la formation
Des actions de formation prioritaires peuvent être définies par accord collectif d’entreprise ou de branche ou par accord interprofessionnel. Le salarié peut alors choisir une formation parmi celles-ci, bien que ce ne soit pas une obligation.
A défaut d’un tel accord, les actions de formation accessibles au titre du DIF sont les actions de promotion (celles permettant d’acquérir une qualification plus élevée) ou d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances.

Le choix de l’action de formation mise en oeuvre dans le cadre du DIF doit être arrêté par accord écrit du salarié et de son employeur.


Comment se déroule la formation ?

La formation suivie dans le cadre du DIF se déroule en dehors du temps de travail. Toutefois, une convention ou un accord collectif de branche peut prévoir que l’action de formation aura lieu en partie sur le temps de travail.

Pour les heures de formation effectuées en dehors de son temps de travail, le salarié perçoit, de son employeur, une allocation de formation égale à 50 % de sa rémunération nette de référence.

 Le salaire horaire de référence pris en compte pour le calcul de cette allocation s’obtient en divisant le total des rémunérations nettes versées au salarié au cours des 12 derniers mois précédant le début de la formation par le nombre total d’heures rémunérées au cours de ces mêmes 12 derniers mois. Des modalités particulières de calcul sont prévues pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours.

Si la formation a lieu en partie sur le temps de travail, la rémunération du salarié est maintenue normalement pour les heures passées à se former.

Pendant la durée de sa formation (pendant ou hors temps de travail), le salarié bénéficie de la législation sur les accidents de travail et les maladies professionnelles.


Qui prend en charge les frais de formation ?

Les frais de formation, ainsi que l’allocation de formation, sont à la charge de l’employeur, ce dernier pouvant les imputer sur sa participation au développement de la formation continue.


Que deviennent les droits acquis lors de la rupture du contrat de travail ?

-  En cas de licenciement (sauf pour faute grave ou lourde) Le salarié licencié peut demander à bénéficier d’une action de formation, de bilan de compétences ou de validation des acquis de l’expérience (VAE) au titre du crédit d’heures qu’il a acquis dans le cadre du DIF. Cette demande doit être formulée avant la fin du préavis. Si cette condition est respectée, l’employeur est tenu de verser le montant de l’allocation de formation correspondant aux heures acquises au titre du DIF et non encore utilisées, cette somme devant servir à financer tout ou partie de l’action suivie par le salarié.

Dans un souci de bonne information des salariés, l’employeur est tenu de mentionner, dans la lettre de licenciement, les droits que ce dernier a acquis au titre du DIF et la possibilité de demander, pendant le préavis, à bénéficier d’une action de bilan de compétences, de VAE ou de formation.

-  En cas de démission Le salarié peut demander à bénéficier de son DIF, à condition que l’action de formation, de bilan de compétences ou de validation des acquis soit engagée avant la fin du préavis.
-  En cas de départ à la retraite Le salarié perd les droits qu’il a acquis au titre du DIF, et qu’il n’avait pas encore utilisé.


Quelles sont les dispositions spécifiques aux salariés en CDD ?

Les salariés en CDD peuvent bénéficier du DIF à condition d’avoir travaillé au moins 4 mois (consécutifs ou non) en CDD, dans les 12 derniers mois. Il n’est pas obligatoire que l’ancienneté ait été acquise au titre du même contrat. Pour ces salariés :
-  le volume d’heures acquis au titre du DIF est calculé au prorata de la durée de leur contrat (à condition qu’ils justifient d’une durée de travail en CDD d’au moins 4 mois dans les 12 derniers mois). Par exemple, un CDD de six mois ouvrira droit à 10 heures de formation au titre du DIF. Si le salarié travaille à temps partiel, il convient d’effectuer une double proratisation en fonction de la durée de son contrat et de son temps de travail. Par exemple, un CDD de six mois à mi-temps ouvrira droit à 5 heures de formation au titre du DIF ;
-  les frais de formation, de transport et d’hébergement, ainsi que l’allocation de formation due à ces salariés sont pris en charge par l’organisme paritaire agréé qui perçoit de l’employeur la contribution 1 % destinée au financement du congé individuel de formation des salariés en CDD.

Pour le reste, le DIF est mis en oeuvre dans les mêmes conditions que celles prévues pour les salariés en contrat à durée indéterminée : choix de l’action de formation, demande du salarié, réponse de l’employeur, déroulement de la formation, rémunération…

L’employeur est tenu d’informer les salariés en CDD de leurs droits au titre du DIF.

FRAIS KILOMETRIQUES APPLICABLES

27 juin 2007

Le calcul de vos frais avec le barème kilométrique ne touche que les véhicules :

  • dont vous-même( ou votre conjoint) êtes personnellement propriétaire
  • acquis après l’enregistrement d’un PACS, par vous-même ou votre partenaire

Sachez que vous ne pouvez pas l’appliquer si vous avez pris une voiture en location avec option d’achat ou si vous utilisez une voiture prêtée.

Le barème kilométrique prend en compte la dépréciation de la voiture, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant, les primes d’assurance.

Il ne comprend pas les frais de garage ou de box et les intérêts de l’emprunt souscrit pour l’acquisition du véhicule professionnel et inscrit à l’actif (tableau d’amortissement)

. Vous pouvez les ajouter aux frais kilométriques calculés, à condition de :

  • les justifier
  • ne pas prendre en compte la part correspondant à l’usage privé de votre véhicule

Si vous utilisez à titre professionnel plusieurs véhicules, vous devez appliquer le barème de façon séparée pour chaque véhicule, quelle que soit la puissance fiscale. Vous ne devez pas ajouter les kilomètres parcourus par l’ensemble des véhicules pour déterminer les frais d’utilisation correspondants.

ATTESTATION ASSEDIC

26 juin 2007

 

Attestation Assedic : nouvelle obligation de l’employeur

Un décret vient de préciser que l’employeur doit désormais transmettre l’attestation Assédic aux organismes gestionnaires de l’assurance chômage. (Décret 2006-390 du 30 mars 2006, JO du 1er avril)


Désormais, l’employeur doit, non seulement, remettre directement cette attestation au salarié mais également la transmettre à l’Assédic (c. trav. art. R. 351- 5, al. 1er modifié).
Ces attestations doivent être transmises à l’adresse suivante :

« Centre de traitement BP 80069 77213 Avon Cedex »

LA REFORME DES HEURES SUPPLEMENTAIRES

26 juin 2007

 

La réforme des heures supplémentaires applicable dès le 1er octobre 2007

Bouclé, le projet de loi sur l’exonération et la défiscalisation des heures supplémentaires prévoit la suppression totale des charges salariales. Les entreprises bénéficieront d’une réduction de cotisations de 0,5 à 2 euros par heure travaillée, variable selon leurs effectifs.

 Une exonération d’impôt sur le revenu sans plafond profitera à l’ensemble des salariés.

Sous réserve de validation du Conseil d’Etat, il prévoit pour les salariés une exonération totale des charges sociales et de CSG (soit 21,5 points au total) et ce quelque soit le niveau de salaire.

Cette mesure s’applique à l’ensemble des salariés, dont en particulier ceux embauchés à temps partiel ou encore bénéficiant d’une convention de forfait (les cadres notamment).

Le gouvernement a par ailleurs annoncé que le taux de majoration des heures supplémentaires dans les entreprises de moins de 20 salariés, qui était fixé à 10% jusqu’au 31 décembre 2008, serait porté à 25% au 1er octobre prochain.

 les employeurs bénéficieraient également d’un allégement de cotisations sociales visant à compenser le surcoût des heures supplémentaires et à inciter l’entreprise à accroître son offre de travail .

Les entreprises bénéficieront donc d’une exonération de charges sociales modulée selon leurs effectifs:

-  Pour les entreprises de plus de 20 salariés, la réduction de cotisations s’élèvera de 0,5 à 1 euro par heure supplémentaire, quelque soit le niveau de salaire.

-  Les entreprises de moins de 20 salariés bénéficieront, quant à elles, d’une réduction de cotisations proche de 2 euros par heure supplémentaire.

Ainsi, jusqu’à présent, dans les entreprises de moins de 20 salariés, la majoration salariale de 10% pour toute heure supplémentaire travaillée coûtait 10,77 euros à l’employeur.

Après la majoration salariale portée à 25% et à la réduction de cotisation de 1,50 euros, le coût horaire pour l’entreprise sera de 10,74 euros……

 

Si l’exonération forfaitaire de charges patronales est de 1 à 2 euros par heure travaillée, il faut  considérer  que « l’avantage consenti aux entreprises de moins de 21 salariés s’élèverait par salarié et par an à 440 euros, et à 220 euros » dans les entreprises de 21 salariés et plus, et ce « dans le cas improbable où le salarié effectuerait la totalité » des 220 heures supplémentaires autorisées ». ….

SMIC JUILLET 2007

26 juin 2007

 

Le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est revalorisé chaque année par décret, à date d’effet du 1er juillet.
Le salaire minimum légal serait revalorisé de 2% au 1er juillet 2007 contre 3,05% en 2006 et atteindrait ainsi 8,44 euros brut de l’heure et 1.279 euros brut par mois.

Cette revalorisation annuelle concerne plus de 2,5 millions de salariés, dont 17% appartiennent au secteur privé.
Cette revalorisation du SMIC doit être rendue publique officiellement par le gouvernement devant la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) le 25 juin prochain.